Marine Le Pen a accusé mardi Emmanuel Macron de défendre un "nouvel empire qui est l'Union européenne" et d'être "violent" à l'encontre de ceux qui défendent leur nation.

Le président de la République, en province cette semaine pour commémorer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, "est le défenseur en réalité de cet espèce de nouvel empire --car ce sont les empires qui sont à l'origine de la Première Guerre mondiale, pas les nations-- (...) qui est l'Union européenne, qui écrase sous sa botte les peuples européens", a estimé la présidente du Rassemblement national (ex-FN) sur Radio Classique.

"Il y a quand même un sacré paradoxe à faire des déplacements pour en quelque sorte commémorer les centaines de milliers de soldats français qui ont donné leur vie pour défendre leur nation, pour défendre leurs frontières et en même temps être aussi agressif, aussi violent et haineux à l'égard de ceux qui politiquement, et pacifiquement et démocratiquement, veulent défendre leur nation et leurs frontières", a souligné la finaliste de la présidentielle en 2017.

Pour Marine Le Pen, "s'il y a quelqu'un qui aujourd'hui est en train de porter le conflit, c'est bien Emmanuel Macron". "Ce président, qui ne cesse de surfer sur la peur d'une nouvelle guerre tout à fait hypothétique, sème la discorde. C'est lui qui insulte ses homologues européens, qui les traite de lépreux".
A l'aube de la troisième étape de son "itinérance mémorielle" entamée dimanche, Emmanuel Macron a dénoncé mardi sur Europe 1 "l'absurdité de ces conflits, l'absurdité du nationalisme belliqueux" dont il décèle le retour dans "une Europe de plus en plus fracturée" par des partis qui "jouent sur les peurs partout".

M. Macron a aussi déclaré qu'il "espérait que (le RN) ne gagnera pas" aux élections européennes de mai. Le RN et le parti présidentiel LREM sont au coude-à-coude des intentions de vote à ce scrutin, selon un sondage Ifop publié dimanche.

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