Au troisième jour du sommet consacré aux abus sexuels, le cardinal allemand Reinhard Marx a reconnu samedi que l’Église catholique avait contribué à détruire des preuves dans des affaires d'abus commis dans ses rangs.

"L'administration [de l'Eglise, ndlr] n'a pas contribué à accomplir la mission de l'Église mais, au contraire, elle l'a voilée, discréditée et rendue impossible. Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n'ont pas même été constitués", a déclaré le président de la conférence épiscopale allemand.
A la demande du pape François, 190 prélats sont réunis au Vatican depuis jeudi pour écouter les victimes et remettre en cause les agissements du passé.

Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg : "Je vois les gens changer. Ils prennent conscience de ce grand problème pour l'Église et je pense que les choses vont changer. Je ne sais pas si quelque chose d'important se produira à la fin de cette réunion, mais les choses avancent. Je suis très heureux."

Eamon Martin, archevêque irlandais : _"J'ai l'impression qu'il y a un engagement à faire en sorte que nos enfants et les personnes vulnérables soient en sécurité, et nous sommes également déterminés à respecter des normes élevées à cet égard et à rendre compte de l'application de ces normes. J'espère donc qu'à la fin de la réunion, quand le Saint-Père parlera, il nous appellera à l'engagement, à la prévention, au contrôle et à la responsabilité."
Le cardinal allemand Reinhard Marx estime que "le secret pontifical" n'avait aucune justification face aux abus dénoncés par les victimes. Il a préconisé une plus grande transparence sur les procès menés par l'Église.

eglise

Avec Agences