International

     Les syndicats policiers ont brandi lundi le spectre d'un mouvement social au sein des forces de l'ordre en réclamant notamment "un retour sur investissement" après un mois de mobilisation des "gilets jaunes" et de gestion de la menace terroriste.

    "Les syndicats seront reçus mardi à Beauvau par le ministre" Christophe Castaner, a indiqué à l'AFP le ministère de l'Intérieur. 
    Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré lundi soir que "la porte est ouverte" pour les syndicats pour une réunion "sur les thématiques qu'ils ont souhaitées".

    Le syndicat Alliance a d'ores et déjà demandé "à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel" ce mercredi, sous le mot d'ordre "fermons les commissariats", afin d'obtenir du gouvernement de meilleures conditions de travail et de rémunération.
    "Pour cette première journée d'action, les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu'aux appels d'urgence", a affirmé Alliance dans un communiqué. Celui-ci réclame un "retour sur investissement" et la mise en place d'un "plan Marshall" pour la police. 
    Il demande notamment aux députés de ne pas voter le projet de loi de finances 2019 estimant que le budget consacré aux forces de l'ordre est "insuffisant", relève Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance.
    Pour le syndicaliste, le projet de budget "doit prendre en considération un plan de modernisation tant sur le plan immobilier que sur le plan équipement" mais aussi "l'engagement sans faille des forces de sécurité, non seulement ces dernières semaines mais depuis plusieurs années".
    L'Unsa-Police a enjoint les policiers à se lancer dans un mouvement "service minimum - 100% prévention" dès ce mardi. La troisième organisation représentative de la police nationale demande à être reçue par le président de la République et met en garde contre "d'autres actions".
    "Les ronds-points ne sont pas réservés qu'aux seuls gilets jaunes", a souligné le syndicat dans un communiqué. 
    Unité-SGP-FO a également lancé un appel à la mobilisation des policiers en plusieurs actes sur le modèle de la contestation des "gilets jaunes". 

    Le syndicat a envoyé mardi un courrier au chef de l'Etat pour appeler à sa "reconnaissance au-delà des mots et gestes formulés à notre endroit mais demeurés insuffisants pour nos pairs", allusion aux nombreux gestes et messages de soutien adressés par l'exécutif aux forces de l'ordre ces derniers temps.
    Parmi la batterie d'"avancées sociales" réclamées par le syndicat figurent le paiement du stock d'heures supplémentaires, un effort de l'Etat sur la prise en charge de certaines cotisations sociales, l'apport de 1.000 fonctionnaires chez les CRS ou encore une loi d'orientation et de programmation pour la police nationale.
    Unité appelle à une prochaine réunion intersyndicale en milieu de semaine et demande des "réponses fortes" de la part du gouvernement avant le 11 janvier 2019. Sinon, il appellera à une mobilisation nationale le 26 janvier, a expliqué son secrétaire général, Yves Lefebvre. 

    Gilets jaunes

    (©AFP 

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    Deux touristes scandinaves ont été retrouvées mortes dans le sud du Maroc avec des "traces de violence à l'arme blanche" sur le cou, ont annoncé lundi les autorités marocaines.

    Les corps de deux femmes, l'une Danoise, l'autre Norvégienne, ont été retrouvés lundi matin dans une "région montagneuse isolée" à 10 km d'Imlil, un petit village du Haut-Atlas, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.
    Une enquête a été ouverte pour "élucider les circonstances de cet acte criminel", a ajouté cette source, sans donner plus de détails. La presse locale a parlé d'un "crime crapuleux".

    Un important dispositif de sécurité a été déployé sur place et les randonnées ont été suspendues, ont rapporté des médias marocains.  Aucune information supplémentaire n'a pu être obtenue auprès des autorités marocaines. Le massif du Haut-Atlas est réputé pour ses chemins de randonnée et accueille chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.  La commune rurale d'Imlil est elle considérée comme le point de départ pour l'ascension du plus haut sommet d'Afrique du Nord, le Mont Toubkal (4.167 m).  Le tourisme est un secteur clef de l'économie marocaine, qui représente 10% de la richesse du pays et constitue son deuxième employeur après l'agriculture.  Après plusieurs années de quasi-stagnation, le Maroc a connu un nombre record de touristes en 2017 avec 11,35 millions de visiteurs, dépassant pour la première fois la barre des 11 millions. 

    touristes morts

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    “Le Monde selon Xi-Jinping”, brillant documentaire de Sophie Lepault et Romain Franklin, décrypte méthodiquement la marche en avant de l’empire du Milieu. Comment la Chine organise-t-elle sa conquête de la planète ? Réponse en trois points.

    En 2049, la Chine a prévu de dominer le monde. Dit comme ça, voilà qui sonne un peu comme un rencard coché sur le calendrier des trucs super importants à ne pas louper. Mais là, aucun risque d'oublier, la date est arrêtée. Programmée même pour être célébrée comme il se doit. La République populaire de Chine fêtera alors ses 100 ans et la symbolique prendra tout son sens.

    Vaste projet planifié dans le « rêve chinois », le programme du parti communiste porté par Xi-Jinping, président souverain (à vie), premier leader depuis Mao à concentrer tous les pouvoirs. Tonton Xi (son surnom) conduit cette conquête chinoise d'une main ferme et au prix d'un capitalisme ultra combatif.

    Le Monde selon Xi-Jinping, magistral documentaire de Sophie Lepault et Romain Franklin, est un exposé brillant – et un brin inquiétant – qui décrypte avec méthode et expertise la marche en avant de l’empire du Milieu. Mais comment la Chine va-t-elle réussir à commander le monde ? Réponse en trois temps.

    En imposant sa puissance financière

    La principale arme du régime communiste chinois est financière. Et ce n'est pas là le moindre paradoxe. Une économie de marché ouverte vers l'extérieur avec la multiplication d'accords présentés comme « gagnants-gagnants ». Pour les pays les plus pauvres, la garantie d'un développement économique, et pour les autres, la promesse (illusoire) de l'ouverture d'un marché de plus d'un milliard d'habitants.

    Une politique concrétisée par le tracé d'une nouvelle route de la soie, ralliant la Chine à l'Europe, qui doit passer par le développement des infrastructures de tous les pays désireux de devenir des partenaires de l'empire du Milieu. En cas de besoin, la Chine peut avancer les fonds, avec intérêts bien entendu. Si, toutefois, le pays concerné a du mal à rembourser, un accord est toujours possible.

    Le Sri Lanka, insolvable, lui a ainsi cédé l'exploitation de son port flambant neuf, au sud du pays, pour un bail de 99 ans... Sur sa route, La Chine a déjà pris le contrôle de 10 % de l'activité portuaire européenne, a mis la main sur le port du Pirée, à Athènes, ou a investi dans l'aéroport de Toulouse.

    En exportant son modèle politique

    Le concept porte un nom : « la solution chinoise ». Prônant le droit au développement économique comme un droit fondamental, le pouvoir chinois prend l'exemple de sa propre réussite pour démontrer qu'un autre chemin est possible pour sortir de la misère. Un projet qui se nourrit du rejet des valeurs universelles de l'Occident. C'est là toute la valeur idéologique du rêve chinois.

    On découvre par exemple dans le film un discours ultra violent de Xi-Jinping lors de l'un des nombreux sommets qu'il organise avec les pays africains, où il fustige le colonialisme et l'impérialisme occidental. Il y oppose le modèle chinois autoritaire d'une société sous contrôle, antidémocratique, par forcément mal perçu dans ce coin-là du monde.

    L'Afrique est particulièrement choyée par la Chine : elle a réalisé 30 à 50 % des infrastructures du continent et a investi (en prêts) plus de 120 milliards de dollars depuis 2013. « En moins de dix ans, la Chine a créé des relations économiques et politiques avec la moitié des pays du continent africain », affirme le documentaire.

    En imposant sa puissance militaire et stratégique

    Le 3 septembre 2015, le pouvoir communiste chinois a offert à la face du monde le plus gros défilé militaire de son histoire. Une démonstration de force et un déploiement militaire incroyable. Sept mille soldats ont notamment déclaré allégeance au maréchal Xi-Jinping dans une prestation de serment hallucinante place Tian'anmen. Bâtir une armée de premier rang, c'est aussi l’un des grands axes de la politique chinoise.

    Résultat ? En quatre ans, la Chine a construit l'équivalent de la marine française en bateaux et sous-marins, installé des bases militaires aux endroits stratégiques (notamment à Djibouti ou dans la mer de Chine) pour contester la présence américaine. Des zones de tensions en puissance. Mais la stratégie militaire ne s'arrête pas là.

    La Chine, l'un des cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, entend en effet multiplier son influence sur l'échiquier mondial à travers des initiatives comme le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), sorte d'alternative au G7, qui s'est tenu du 9 au 10 juin 2018. Une stratégie se dégage : susciter l'attention de la communauté internationale tout en nouant des liens privilégiés avec certains (comme la Russie) ou en en créant de nouveaux (avec l'Iran, la Turquie ou le Pakistan par exemple).

    En attendant 2049, le 15 janvier 2017, Xi-Jinping inaugurait le sommet de Davos. Un instant historique puisque pour la première fois dans l'Histoire, le leader du plus grand pays communiste du monde donnait une leçon de libre-échange aux plus grands pays de la planète. Tonton Xi ne serait-il pas déjà un peu le patron ?

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    Alors que la nouvelle du décès de George H.W. Bush se répand, ses collègues politiciens et amis envoient leurs sincères condoléances et leurs paroles aimables à la mémoire du 41e président américain de notre nation.

    George H.W. Bush est peut-être parti, mais l'empreinte qu'il a laissée sur la politique américaine le maintiendra en vie dans les livres d'histoire pour les siècles à venir. Ses collègues politiciens le savent. Famille, amis et collègues de son fils George W. Bush, de l'ancien président Barack Obama et de l'ancien gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, se sont rapidement rendus dans les médias sociaux pour exprimer leur tristesse à la suite de son décès. La nouvelle s'est répandue tard dans la soirée du vendredi 30 novembre que le président était décédé à 10 h 10 HNC cette nuit-là à l'âge de 94 ans. Sa mort est survenue sept mois après avoir perdu sa femme bien-aimée de 73 ans, Barbara Bush, en avril. La santé du président s'était détériorée ces dernières années, mais le décès de Barbara semblait lui briser le cœur.


    Son fils, notre 43e président George W. Bush, a fait une déclaration en son nom et au nom de ses frères et sœurs : "George H. W. Bush était un homme de la plus haute considération et le meilleur père qu'un fils ou une fille puisse demander". L'ancien président et ami Barack Obama a tweeté " L'Amérique a perdu un patriote et humble serviteur en George Herbert Walker Bush. Bien que nos cœurs soient lourds aujourd'hui, ils sont aussi remplis de gratitude. Nos pensées vont à toute la famille Bush ce soir - et à tous ceux qui ont été inspirés par l'exemple de George et Barbara ", avec un message plus long. La Maison-Blanche a publié une déclaration au nom du président Donald Trump dans laquelle il a félicité M. Bush pour avoir " placé la barre plus haut " ainsi que pour son dévouement envers la nation et sa famille.

    L'ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a été l'un des premiers politiciens à faire une déclaration dans laquelle il a déclaré : " Aujourd'hui, nous avons perdu un grand héros. George Bush a été une source d'inspiration pour tous les Américains et il nous manquera beaucoup. Depuis le jour où il a enfilé sa combinaison de vol de la marine américaine et s'est envolé vers l'inconnu, il a toujours fait passer son pays en premier. Il a occupé de nombreux emplois tout au long de sa longue carrière, et tous avaient en commun un trait distinctif : la fonction publique. Son plus grand héritage est ce pur esprit américain, cet engagement désintéressé qui l'a conduit jusqu'au bout."
    L'ancien conseiller principal d'Obama, David Axelrod, a tweeté : " George H.W. Bush était un homme bon qui a servi son pays avec honneur, courage, humilité et bonne humeur. RIP." Le président Obama était un grand admirateur du président Bush et lui a rendu visite trois jours avant son décès, peut-être pour l'avertir que la fin était proche. Le porte-parole de Bush, Jim McGrath, a tweeté le 27 novembre que " le président @GeorgeHWBush était très heureux de recevoir le président @BarackObama cet après-midi pendant sa visite à Houston. Les deux ont eu une visite très agréable et privée à la résidence Bush, où ils ont ravivé ce qui était déjà une amitié très chaleureuse."
    Le PDG de Microsoft, Tim Cook, a tweeté : " Nous avons perdu un grand Américain. Le service a défini le président George H.W. Bush et il nous a tous enseigné le leadership, le sacrifice et la décence. Nous envoyons nos plus sincères condoléances à la famille Bush." L'animatrice et comédienne Ellen DeGeneres a écrit : "Je n'oublierai jamais George H.W. Bush et le président Clinton qui m'ont rencontré dans mon ancienne ville natale de la Nouvelle-Orléans pour manifester leur soutien et recueillir des fonds après l'ouragan Katrina. J'envoie mes amitiés à sa famille ce soir.
    L'ancien président a été hospitalisé en janvier 2017, aux côtés de sa défunte épouse, Barbara, pour " problème respiratoire aigu résultant d'une pneumonie ". Ils se sont tous deux rétablis, mais il a été transporté d'urgence à l'hôpital plus tard cette année-là. Mme Bush est décédée le 18 avril après que sa famille eut révélé qu'elle était en mauvaise santé. Elle a refusé d'autres interventions médicales et a préféré se concentrer sur les soins de confort.

    Le président Bush a été hospitalisé près de chez lui à Houston avec une infection sanguine peu après le décès de Barbara. Il a ensuite été libéré et s'est rendu au complexe familial de Kennebunkport, dans le Maine, le mois suivant, mais il a été hospitalisé de nouveau en raison d'une tension artérielle basse et de fatigue. Sa santé ne semblait pas s'améliorer après avoir perdu Barbara, la matriarche de leur fière famille et l'amour de sa vie.

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    "Moteur de croissance" ou épouvantail? Les migrations, objet d'un Pacte mondial soumis à approbation lors d'un sommet les 10 et 11 décembre à Marrakech, déchaînent les passions dans une période propice aux crises sur plusieurs continents.

    En juillet, à l'exception notable des Etats-Unis, tous les pays de l'ONU avaient adopté ce Pacte à New York après de longues négociations.
    Non contraignant, ce document de quelque 25 pages, premier du genre sur ce sujet, recense des principes - défense des droits de l'homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale - et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l'information, l'intégration des migrants, l'échange d'expertises...


    Le Pacte interdit les détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.
    Dès 2017, la nouvelle administration républicaine de Donald Trump avait quitté les discussions, affirmant que les dispositions du Pacte étaient contraires à sa politique migratoire et sa volonté d'en finir avec les arrivées illégales en provenance d'Amérique centrale.

    - Retraits en série -

    Depuis juillet, les retraits ou les reports de décision s'accumulent, jetant une sérieuse ombre sur le sommet à venir à Marrakech. "Il est crucial que la migration internationale nous unisse plutôt qu'elle nous divise", insiste pourtant le texte.

    La représentante spéciale de l'ONU pour les migrations, la Canadienne Louise Arbour, a balayé mardi les critiques, mettant sur le compte de la xénophobie et de politiques intérieures les volte-face enregistrées. "Ce n'est pas un traité mais un cadre de travail" qui est proposé pour un "sujet mondial", a-t-elle asséné, en insistant sur le caractère non contraignant du texte.A l'été, la Hongrie s'était rapidement alignée sur la position américaine et, à l'approche du sommet au Maroc, plusieurs autres pays viennent aussi de renoncer ou de geler leur décision: parmi eux, l'Australie, la République tchèque, Israël, la Pologne, l'Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, la Belgique...

    Et même la Suisse confrontée à une opposition parlementaire. Un comble alors que le Pacte a été négocié pendant 18 mois sous la houlette de ce pays et du Mexique, co-facilitateurs pour le consensus mondial acquis en juillet.

    - Résolution -

    Selon eux, les 27 pays de l'Union européenne avaient parlé tout au long des négociations "d'une seule voix".

    Certains d'entre eux avancent aujourd'hui des craintes de voir déferler des migrants. Le texte est "dangereux", il "incitera des millions de personnes à prendre la route", a ainsi dit Budapest. Il ne "garantit pas la sécurité de la Pologne", a renchéri Varsovie.
    Tous ces arguments "ne sont pas très précis", rétorque Louise Arbour, en laissant poindre son incompréhension alors que le texte "protège la souveraineté" des Etats.
    "Espérons que ces pays rejoignent à l'avenir le Pacte". "Cela peut vouloir dire qu'ils prennent la question au sérieux", veut croire la présidente de l'Assemblée générale de l'ONU, l’Equatorienne Maria Fernanda Espinosa. 

    "L'Histoire de l'humanité est l'Histoire de peuples en mouvement", rappelle-t-elle.

    "Les migrants sont un moteur extraordinaire de croissance" et ce "Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée (...) est un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale", avait estimé en juillet le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Selon lui, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs.
    "Le Pacte mondial n'imposera rien à personne, mais il propose des solutions", avait alors résumé le co-facilitateur mexicain, l'ambassadeur Juan José Gomez Camacho. 
    Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4% de la population mondiale.
    Plusieurs ONG, comme Amnesty International ou la Fédération internationale de la Croix-Rouge, avaient salué l'adoption du texte, tout en réclamant la "levée des barrières qui interdisent à des migrants vulnérables d'accéder à l'aide humanitaire et aux services de base".

    Après le sommet de Marrakech, où le texte doit être formellement entériné sans signature, une résolution est prévue à l'Assemblée générale. Avec une dernière approbation sans vote et par consensus, espère-t-on encore à l'ONU. Pour la suite, un réseau de coordination sur les migrations pourrait être établi au sein de l'ONU, selon Louise Arbour.

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    Un ex-responsable du cartel de Sinaloa a témoigné mardi avoir versé des millions de pots-de-vin à un ex-ministre de la Sécurité mexicain et à un adjoint d'Andres Manuel Lopez Obrador, à l'époque où le président-élu mexicain était maire de Mexico.

    Interrogé pour la deuxième semaine du procès du narcotrafiquant Joaquin Guzman "El Chapo", le témoin, Jesus Zambada, a indiqué avoir apporté dans des valises une somme totale de six à huit millions de dollars de pots-de-vin à Genaro Garcia Luna, d'abord en 2005 lorsqu'il travaillait au ministère de la Justice, puis en 2006 lorsqu'il était ministre de la Sécurité et à ce titre responsable de la police fédérale. 

    Jesus Zambada, frère d'Ismael Zambada, co-dirigeant en cavale du cartel de Sinaloa, a aussi indiqué avoir versé "plusieurs millions" de dollars en 2005 à Gabriel Regino, ancien sous-secrétaire de la sécurité de la ville de Mexico, à l'époque où son maire était Andrés Manuel López Obrador, élu depuis à la présidence du Mexique.  Jesus Zambada a indiqué que les versements à M. Regino étaient destinés à assurer la protection du cartel. M. Regino a immédiatement rejeté ces accusations comme "fausses" sur son compte Twitter.
    Jesus Zambada, emprisonné aux Etats-Unis depuis 2008, est devenu un témoin-clé pour l'accusation dans le procès d'El Chapo, qui a commencé la semaine dernière au tribunal fédéral de Brooklyn et doit durer quatre mois environ.
    Il a fait ces déclarations au quatrième et dernier jour de sa déposition, lors du contre-interrogatoire mené par un avocat de la défense, William Purpura.

    el chapo

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    Dans le nord-ouest syrien, une dizaine de non-voyants réunis dans une salle pianotent sur leur smartphone, apprenant à suivre les instructions d'un guide vocal. A l'origine de l'application: un ex-combattant rebelle, aveugle depuis une blessure sur le champ de bataille.

    Avec des amis, Ahmed Talha, 24 ans, a mis au point un système pour smartphone en langue arabe, inspiré d'un programme similaire en anglais. L'application permet aux non-voyants de naviguer sur leur téléphone en décrivant, par exemple, la page ouverte sur l'écran ou en lisant les messages qui y apparaissent.
    "Mon souhait pour les aveugles, c'est qu'ils aient les meilleurs appareils, les meilleurs outils", confie à l'AFP le jeune homme qui a aussi participé à la création de l'association des "Coeurs-Voyants". Celle-ci vient en aide aux aveugles à travers formations et activités ludiques, dans l'objectif de les sortir de leur isolement.

    Dans l'enceinte de l'association à Anjara, petite bourgade dans l'ouest de la province d'Alep, l'ancien rebelle écoute attentivement un volontaire en train d'initier un groupe à l'utilisation du programme.
    "Ouvrez tous Whatsapp", lance l'instructeur Mohamed Ramadan, lunettes d'aviateur sur le nez, devant un auditoire composé aussi bien de pères de famille que de jeunes adolescents.
    Installés derrière des pupitres en bois, ils tâtonnent sur les écrans de leurs téléphones, d'où s'échappent, dans une cacophonie, des voix métalliques artificielles.

    - Lueur d'espoir -

    Dans un pays ravagé depuis 2011 par un conflit meurtrier, Ahmed Talha avait abandonné ses études d'informatique pour prendre les armes contre le pouvoir de Bachar al-Assad.
    Blessé en 2014 sur le champ de bataille, il a survécu à une balle dans le crâne, mais n'a jamais retrouvé la vue.
    "Je ne me suis pas laissé aller. J'ai continué à vivre", affirme M. Talha, paupières closes et cicatrice pourpre sous l'oeil droit. 
    Déjà marié à deux femmes et père de famille, l'ancien combattant vient de se fiancer à une troisième, non-voyante. Il a aussi repris ses études.
    Son oeil droit peut encore capter une faible lumière, alors il aime profiter des rayons du soleil. 
    "Ca me fait ressentir une certaine chaleur. Ca m'aide beaucoup, ça me donne de l'espoir", explique-t-il.
    "C'est toujours les ténèbres, mais c'est romantique. C'est comme une chandelle allumée dans une grande pièce", ajoute-t-il, posté à la fenêtre de sa maison, le visage baigné de lumière.
    Sa première épouse Samia, le visage dissimulé par un niqab noir, assure que le handicap de son mari n'est pas un obstacle dans leur quotidien.
    "On va au marché ensemble, on va voir ses amis, on se promène le soir", dit la jeune femme aux yeux cernés de khôl.
    Son association, active depuis un mois, fonctionne grâce à huit volontaires, des financements modestes apportés par les fondateurs, et quelques donations de particuliers.
    "L'objectif est de sortir les aveugles de l'isolement", explique à l'AFP le directeur, Ahmed Khalil.
    Mais les moyens sont plus que limités face à l'ampleur de la tâche, déplore-t-il. De nombreux civils se retrouvent atteints de handicaps permanents à cause du conflit et des frappes aériennes du régime.
    A ce jour, une quinzaine de personnes seulement bénéficient des activités de l'organisation: des séances de soutien psychologique, des cours pour apprendre à marcher avec une canne, des tournois d'échecs et des matchs de football et de handball avec un ballon doté d'une clochette.

    Des formations sont également proposées pour réapprendre à utiliser un ordinateur. Mais l'association ne dispose que d'une seule machine.

    aveugle

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